Les formats de plugins (VST, AAX, AU) : Que choisir ?

Audio Plugins

Votre séquenceur et votre ordinateur vous permettent (ou vous interdisent, c’est selon) d’utiliser différents formats de plugins. Nous nous attarderons ici sur les plus populaires et modernes : les standards VST, AAX et AU. Hop !

Qui a créé ces formats et pourquoi ?

Voyons tout d’abord l’origine et les limites imposées pour chaque format.

  • VST (Virtual Studio Technology)

Développé par Steinberg (créateur notamment de CuBase, Nuendo, Halion et Wavelab) en 1996 à partir de la version 3 de Cubase, ce standard en est aujourd’hui à sa troisième itération (VST3). Il s’agit du format de plugins le plus répandu car il est compatible avec (presque) tous les séquenceurs sauf ProTools et Logic Pro X et sur les systèmes d’exploitation les plus répandus (Windows, MacOS et Linux).

  • AAX (Avid Audio eXtension)

Comme son nom l’indique, ce standard a été développé par Avid et n’est utilisable que par Protools. Il est arrivé lors du développement de la version 64bits de ProTools. Deux versions existent : AAX Native et AAX DSP. La première exploite les ressources internes de votre station de travail audionumérique pour fonctionner et la seconde utilise la puissance des cartes PCI-Express/Thunderbolt que Avid propose pour les système HD.

  • AU (Audio Units)

Il s’agit du protocole propriétaire développé par Apple. Logic, par exemple, n’utilise que des plugins au format AU mais d’autres DAW savent également l’exploiter (Ableton Live, notamment).

Mais c’est quoi un plugin, en fait ?

Un plugin est un programme qui se greffe à un hôte pour lui procurer des fonctionnalités qu’il ne possède pas : des effets (EQ, compresseur, saturation, etc) ou des instruments (batteries, orchestres ou guitares virtuels, par exemple).

L’intérêt d’un plugin est de permettre à son utilisateur d’ajouter les fonctionnalités qu’il désire à un hôte avec lequel il travaille confortablement. Ainsi, grâce à un logiciel comme Superior Drummer de Toontrack, votre DAW vous permettra d’orchestrer une piste de batterie qui viendra soutenir les pistes de guitares que vous avez enregistrées avec des amplificateurs virtuels pour ne pas entrer en guerre ouverte avec vos voisins.

Et la beauté de ce système est qu’il peut être transposé sur plusieurs hôtes différents pour satisfaire plusieurs utilisateurs tout en conservant une qualité sonore et un fonctionnement identique : votre EQ favori a, normalement, le même son et le même fonctionnement que vous l’utilisiez sous Reaper, Digital Performer, Sequoia ou Sonar.

Et dans les faits, ça change quoi ces différents formats ?

Peu de choses vraiment. Les plugins AU sont supposés permettre de meilleures performances car la technologie à laquelle ils sont associés est intégrée profondément dans MacOS là où les autres formats se greffent sur le système d’exploitation.

En réalité, un bon ordinateur bien entretenu et proprement configuré saura exploiter n’importe quel standard sans que vous puissiez noter de différence en performances ou qualité sonore (dans l’idée où les plugins sont codés proprement).

La première limite est généralement celle des capacités de l’ordinateur : le processeur ou la RAM sont saturés et vous empêche d’utiliser plus de plugins ou de les faire fonctionner correctement.

Il existe également des possibilités pour contourner certaines limitations (utilisations de VST dans ProTools par exemple) grâce à des programmes que l’on nomme « wrapper » (Patchwork de Blue Cat Audio en est un excellent exemple). Ces plugins sont intéressants mais peuvent, dans de rares cas, induire quelques écarts de performances (latence supplémentaire, par exemple).

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