Les formats de plugins (VST, AAX, AU) : Que choisir ?

Audio Plugins

Votre séquenceur et votre ordinateur vous permettent (ou vous interdisent, c’est selon) d’utiliser différents formats de plugins. Nous nous attarderons ici sur les plus populaires et modernes : les standards VST, AAX et AU. Hop !

Qui a créé ces formats et pourquoi ?

Voyons tout d’abord l’origine et les limites imposées pour chaque format.

  • VST (Virtual Studio Technology)

Développé par Steinberg (créateur notamment de CuBase, Nuendo, Halion et Wavelab) en 1996 à partir de la version 3 de Cubase, ce standard en est aujourd’hui à sa troisième itération (VST3). Il s’agit du format de plugins le plus répandu car il est compatible avec (presque) tous les séquenceurs sauf ProTools et Logic Pro X et sur les systèmes d’exploitation les plus répandus (Windows, MacOS et Linux).

  • AAX (Avid Audio eXtension)

Comme son nom l’indique, ce standard a été développé par Avid et n’est utilisable que par Protools. Il est arrivé lors du développement de la version 64bits de ProTools. Deux versions existent : AAX Native et AAX DSP. La première exploite les ressources internes de votre station de travail audionumérique pour fonctionner et la seconde utilise la puissance des cartes PCI-Express/Thunderbolt que Avid propose pour les système HD.

  • AU (Audio Units)

Il s’agit du protocole propriétaire développé par Apple. Logic, par exemple, n’utilise que des plugins au format AU mais d’autres DAW savent également l’exploiter (Ableton Live, notamment).

Mais c’est quoi un plugin, en fait ?

Un plugin est un programme qui se greffe à un hôte pour lui procurer des fonctionnalités qu’il ne possède pas : des effets (EQ, compresseur, saturation, etc) ou des instruments (batteries, orchestres ou guitares virtuels, par exemple).

L’intérêt d’un plugin est de permettre à son utilisateur d’ajouter les fonctionnalités qu’il désire à un hôte avec lequel il travaille confortablement. Ainsi, grâce à un logiciel comme Superior Drummer de Toontrack, votre DAW vous permettra d’orchestrer une piste de batterie qui viendra soutenir les pistes de guitares que vous avez enregistrées avec des amplificateurs virtuels pour ne pas entrer en guerre ouverte avec vos voisins.

Et la beauté de ce système est qu’il peut être transposé sur plusieurs hôtes différents pour satisfaire plusieurs utilisateurs tout en conservant une qualité sonore et un fonctionnement identique : votre EQ favori a, normalement, le même son et le même fonctionnement que vous l’utilisiez sous Reaper, Digital Performer, Sequoia ou Sonar.

Et dans les faits, ça change quoi ces différents formats ?

Peu de choses vraiment. Les plugins AU sont supposés permettre de meilleures performances car la technologie à laquelle ils sont associés est intégrée profondément dans MacOS là où les autres formats se greffent sur le système d’exploitation.

En réalité, un bon ordinateur bien entretenu et proprement configuré saura exploiter n’importe quel standard sans que vous puissiez noter de différence en performances ou qualité sonore (dans l’idée où les plugins sont codés proprement).

La première limite est généralement celle des capacités de l’ordinateur : le processeur ou la RAM sont saturés et vous empêche d’utiliser plus de plugins ou de les faire fonctionner correctement.

Il existe également des possibilités pour contourner certaines limitations (utilisations de VST dans ProTools par exemple) grâce à des programmes que l’on nomme « wrapper » (Patchwork de Blue Cat Audio en est un excellent exemple). Ces plugins sont intéressants mais peuvent, dans de rares cas, induire quelques écarts de performances (latence supplémentaire, par exemple).

Passer de Mac à PC pour la production audio : l’enfer ?

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Nous sommes régulièrement sollicités pour savoir si une transition de l’environnement Mac vers l’environnement PC peut se faire sans trop de douleur. Vous n’osez pas franchir le pas ? C’est pourtant une évidence aujourd’hui et en voici la démonstration !

Pourquoi adopter l’environnement PC (et donc Windows) ?

Les raisons peuvent être nombreuses : volonté de changer d’environnement de travail, vouloir privilégier la possibilité de facilement réparer et « upgrader » votre station de travail et la personnalisation de son ordinateur, recherche d’un retour sur investissement plus rapide, etc.

Quels sont  les avantages d’un PC par rapport à un ordinateur Apple ?

  • Comme partiellement évoqué dans l’introduction : les composants informatiques sont standardisés et échangeables en cas de panne ou d’un besoin d’évolution (dans un ordinateur fixe). Le choix de composants est vaste et que cela soit pour une mise à jour ou un réparation de votre ordinateur, vous n’aurez que l’embarras du choix !
  • Le rapport performances/prix est bien supérieur : pour vous en convaincre, je vous invite à comparer les tarifs d’un Mac Pro avec des caractéristiques équivalentes à notre modèle Symphonie.
  • La possibilité d’adapter son ordinateur à ses besoins : demandez à Apple de vous faire un ordinateur sur mesure. Allez-y et mettez-moi en copie de la réponse 😉

Les (supposés) avantages des Macs sur les PC sont-ils réels ?

Stabilité

Un ordinateur Windows comme Mac, s’il est correctement configuré et entretenu (voir notre article) est stable. Certains logiciels ou matériels peuvent créer des instabilités mais elles sont spécifiques auxdits logiciels et matériels. Par exemple, l’utilisation de matériels ou logiciels anciens sur des plateformes récentes Windows comme MacOS créé souvent des instabilités voire des incompatibilités. La solution est alors de mettre à jour les matériels et logiciels.

Windows est un système stable depuis longtemps mais il est un point qui est souvent oublié : Windows est un système d’exploitation général qui s’installe sur n’importe quel ordinateur (ou presque) ; MacOS est développé et optimisé pour des ordinateurs conçus et optimisés par Apple. Il faut donc faire un travail d’optimisation sur Windows qui n’est pas (ou mal) fait sur les ordinateurs Windows accessibles au plus grand nombre. Nos ordinateurs sont livrés avec un système optimisé qui libère toute la puissance de votre ordinateur vos travaux de création !

Sécurité

Une utilisation sensée de son ordinateur (ne pas ouvrir d’emails aux sujets douteux, par exemple) et l’utilisation de programmes de protection adaptés (anti-virus) permettent de travailler en toute sécurité sans mettre à mal les performances de votre ordinateur.

A noter également qu’il est logique que les virus soient plus présents sur PC que sur Mac : le nombre de PC sur Terre est bien plus élevé que le nombre de Macs ; il est donc logique pour les pirates de se focaliser sur ces plateformes plus répandues pour maximiser les possibles infections et d’où une occurrence plus élevée. Les virus et autres Malwares sur MacOS sont cependant une réalité qui ne peut être ignorée, c’est le prix de l’ouverture et de la souplesse.

Le graphique ci-dessous montre que la part des ordinateurs sous Windows (versions 7, 8 et 10) est d’environ 90 % ; Mac OS est aux alentours de 4%, Linux environ 3% et le reste est occupé par des systèmes d’exploitation anciens (Windows XP, par exemple).

OS market share pure perception
Graphique issu de l’article WikiPedia « Usage share of desktop operating systems » accessible en cliquant sur l’image

Fluidité de travail

Windows n’a jamais été moins fluide que MacOS ; il est par contre souvent distribué sur des machines aux caractéristiques médiocres et installé de manière basique, sans se soucier de l’optimiser en vue d’une utilisation finale spécifique ; ils sont également livrés avec de nombreux programmes inutiles (bloatwares) qui encombrent rapidement le fonctionnement de l’ordinateur.

Comme expliqué plus haut, nous optimisons Windows en profondeur pour qu’il laisse à l’ordinateur un maximum de puissance dédiée aux activités de production. Cela permet d’obtenir une latence faible, un fonctionnement plus rapide et plus fluide et une grande stabilité.

Robustesse du matériel

Les composants des ordinateurs Mac comme PC sont intrinsèquement les mêmes (SSD, disques durs, processeurs, ram) et produits dans les mêmes usines. Ils présentent tous la même probabilité de faillir sur une plateforme ou l’autre.

L’intérêt technique et économique est donc clair. Pourquoi nombre de personnes travaillant dans les domaines de l’audio restent-elles donc sur des ordinateurs Apple ? Les habitudes (souvent), certains matériels spécifiques (la plupart des interfaces audio Apogee, par exemple), la peur du changement. Autant de raisons qui justifient parfois de ne pas tenter une aventure PC.

Tout ça c’est dans la tête !

Mais la plus grosse difficulté qu’il faut surmonter lors du passage de Mac à PC (ou l’inverse) c’est soi-même. Nous avons nos habitudes de travail, des raccourcis que nous utilisons tous les jours qui peuvent être différents en fonction des plateformes et encore tant d’autres choses !

Ce ne sont que des habitudes qu’il faut changer ou d’autres habitudes à prendre si, comme certains, vous naviguez régulièrement entre les deux systèmes. Cela demande un petit temps d’adaptation mais rien de compliqué pour qui garde l’esprit ouvert.

Quelles aides puis-je trouver ?

Il faut parfois se faire un peu violence pour certaines utilisations mais il existe des outils et quelques astuces simples permettant de faciliter cette transition.

Le site ProtoolsKeyboardShortcuts.com, par exemple, vous donne toutes les équivalences de raccourci sous ProTools, des versions 9 à 12, entre Mac et PC.

SI vous utilisiez Logic Pro X et que vous êtes décidé à passer sur PC, il faut utiliser un nouveau DAW qui soit compatible Windows. Comme souvent, nous recommandons Reaper pour ses nombreux avantages techniques et financiers mais également pour sa capacité à adapter son interface aux besoins de l’utilisateur. Ainsi, vous pouvez donner à Reaper une interface TRES proche de celle de Logic (ici), mais également de ProTools (ici) ou Cubase ().

Les thèmes sont extrêmement nombreux et variés ! Ils peuvent adapter l’interface à vos habitudes ou vos besoins. Par exemple, vous travailler dans un environnement sombre, vous pouvez choisir un thème sombre pour ne pas trop fatiguer vos yeux ; vous pouvez également choisir un thème aux couleurs vives pour clarifier l’interface.

Dans tous les cas nous sommes là pour vous accompagner et trouver des passerelles adaptées à vos objectifs de transition !

Quel standard de connexion choisir pour votre interface audio ?

interfaces-audio-pure-perception-blogComme je l’avais exposé brièvement dans mon article sur la latence, les interfaces de connexion sont nombreuses et ont toutes des avantages et des inconvénients qui leurs sont propres. Approfondissons un peu le sujet !

USB 2.0/3.0/3.1

C’est la connectique la plus répandue dans le monde informatique (Que ce soit sur Mac ou PC). Voici un petit tableau récapitulatif des performances :

Génération USB USB 2.0
(HI-SPEED)
USB 3.0
(SUPERSPEED)
USB 3.1
(SUPERSPEED+)
Rétrocompatibilité USB1.1 USB1.1/2.0 USB 1.1/2.0/3.0
Débit Max. Théorique 480 Mb/s 4.8Gb/s 10G/s
Mise sur le marché 2001 2009 2014

Du point de vue de la latence, l’USB n’est pas le meilleur standard de connexion dans l’absolu, mais en pratique il est maintenant souvent largement suffisant si votre chaine audio est bien optimisée (d’autant plus si vous utilisez des pilotes ASIO).

Il s’agit également de la connexion que vous trouverez sur toutes les interfaces les plus accessibles financièrement. Les normes USB 3.0 et 3.1, grâce à leurs débits importants, permettent le transfert d’un très grand nombre de canaux.

Veillez également à choisir vos ordinateurs avec un nombre de ports USB conséquent car certains périphériques ne supportent pas (ou mal) d’être reliés par un concentrateur (hub) et entre les clés d’authentification (type iLok), votre interface audio et tous les autres périphériques (disques durs externes, clavier, souris, etc) il n’est pas rare de manquer de ports libres.

FireWire (IEEE 1394)

Cette interface a connu ses heures de gloire dans la décennie écoulée. Principalement portée par Apple, elle a existé également dans le monde PC. Comme pour l’USB, il existe plusieurs versions de FireWire dont les débits théoriques varient de 100Mbits/s jusqu’à 3200 Mbits/s selon les normes.

Si elle est encore très présente dans les studios et le monde de l’audio, elle a été abandonnée par Apple qui tente de la remplacer par le Thunderbolt. Sur PC, cette interface n’existe plus en standard depuis environ 10 ans, mais il est toutefois possible d’ajouter une carte-fille prenant en charge ce protocole. Le chipset de la carte dédiée a une grande importance : ceux produits par Texas Instruments (TI) sont les meilleurs à ce jour (il vaut mieux éviter les chipsets de VIA).

Il existe également des adaptateurs USB vers FireWire, mais il est déconseillé de les utiliser en MAO : ils ont des performances très variables (souvent désastreuses) et ils génèrent la, plupart du temps, une forte latence et des instabilités (dans le meilleur des cas).

Les interfaces utilisant uniquement le FireWire sont devenues rares, ce qui est une bonne chose, cette interface étant en voie d’extinction. A l’époque où l’USB souffrait encore parfois de problèmes de stabilité ou latence, le FireWire était une alternative très intéressante mais aujourd’hui, lors de l’achat d’une nouvelle carte son, il s’agit plutôt d’un handicap : tournez-vous plutôt vers des interfaces plus modernes comme l’USB 3.0 ou le Thunderbolt.

Thunderbolt

Le Thunderbolt est un format de connexion créé par Intel en 2007, et qui doit à terme utiliser la fibre optique au lieu des traditionnels fils de cuivre. L’idée est de pouvoir brancher un périphérique externe directement sur le port PCI-E de l’ordinateur, afin de bénéficier d’énormes performances en termes de débits et de latence.

Le connecteur utilisé est celui du Mini Display Port, pour les Générations 1 et 2. Nous en sommes actuellement au Thunderbolt 3, qui offre un débit bidirectionnel de 40 Gbs/s et utilise le port de l’USB-C . Le Thunderbolt est multi-protocole (il fonctionne si on y branche de l’USB 3.1 par exemple), permet de chainer les périphériques (écrans, interfaces audio, disques durs externes…), et permet dans un certaine mesure de les alimenter (jusqu’à 100W en charge). En théorie, c’est donc la connectique rêvée.

Toutefois, cette connexion n’est en pratique disponible que sur Mac. Elle existe également sur PC, mais n’est pas encore très développée (je dirais même que son développement va probablement rester lent, du fait de l’existence de normes universelles offrant de très bons débits comme l’USB 3.0 et 3.1, largement plus diffusées). Les interfaces audio Thunderbolt sont très rarement accompagnés des pilotes fonctionnant sur PC : méfiance donc lors de l’achat, il faut bien se documenter auprès du fabricant.

Quelques chiffres sur les performances du Thunderbolt :

  • Latence : généralement autour de 1 ms, rarement plus de 6 ms malgré des samples size de 128 selon les tests pratiqué par ce blog Anglais.
  • Débits : THunderbolt 1 : 10 Gb/s. Thunderbolt 2 : 20 Gb/s : Thunderbolt 3 : 40 Gb/s

PCI-Express

Le PCI-Express, abrégé PCI-E, remplace à partir de 2004 l’ancienne norme PCI qui servait à brancher les cartes internes à un ordinateur (cartes graphique, son, contrôleur…). Nous en sommes actuellement à la version 3.0 (le PCI-E est retro-compatible).

Outre des débits ultra-élevés, il a l’avantage de permettre un accès direct au processeur et à la RAM de l’ordinateur, avec une latence infime ( de l’ordre de la nano-seconde).

Ces interfaces sont généralement utilisées pour des installations audio haut de gamme. Ce type d’interface nécessite généralement l’utilisation de convertisseurs et préamplis externes et ne s’occupe « que » du transit des différents signaux entrant et sortant de l’ordinateur ; pas (ou peu) de leur conversion AD/DA. Leurs performances sont souvent excellentes.

Ethernet

Il s’agit d’un protocole utilisé pour les connexions réseau et internet depuis plusieurs décennies et utilisant le port RJ45.

Il en existe de nombreuses variantes se distinguant principalement par le débit (de 10 Mb/s à 10 Gbit/s) et la portée (de 185m jusqu’à 500m). On utilise aujourd’hui principalement le Fast Ethernet (aussi appelé 100BASE-T , autorisant un débit jusqu’à 100 Mbits/s), et le Gigabit Ethernet  (1000BASE-T, jusqu’à 1 Gbits/s).

Cette technologie est de plus en plus utilisée en studio, notamment pour les sauvegardes et les transferts de larges quantité de données ou la gestion de machines esclaves à partir d’une machine maître. On commence par ailleurs à voir apparaître des interfaces audio exploitant ce protocole, parfois en parallèle d’un second (généralement USB ou Thunderbolt).

Cette connectique est très intéressante,  car elle est peu coûteuse, universellement répandue et d’une grande fiabilité. Elle permet le transfert d’un grand nombre de canaux à travers un seul câble avec une latence très faible : par exemple, le protocole DANTE créé par Audinate permet le transfert de 1024 canaux (512in et 512out) avec une latence pouvant tomber 150µs !

Plusieurs entreprise ont développé leur standard propre pour la gestion de la transmission de l’audio par câble réseau (Audio Over Ethernet – AOE). Audinate, cité précédemment, équipe, par exemple, de son protocole DANTE les interfaces RedNet de Focusrite ou le tout récent Nucleus 2 de SSL ; La société Waves, à travers sa société DiGiGrid, à quant à elle développé son propre système SoundGrid que l’on retrouve dans ses interfaces audio.

Et donc je prends quoi ?

Pour choisir, il faut faire la liste de vos besoins actuels et futurs, des connectiques disponibles sur votre ordinateurs et également des besoins que vous avez d’un point de vue des entrées et sorties analogiques et digitales (micro, ligne, casque, monitor, ADAT, AES, etc).

Si vous souhaitez investir pour une technologie durable, facile à installer : le support Ethernet est une excellente option car les câbles sont peu chers et un seul câble pourra transporter plusieurs centaines de pistes. De plus, là où des câbles analogiques standards sont sensibles aux parasites, un câble Ethernet blindé (catégorie 5e ou 6) préserve le signal (digital) qu’il transporte. Il existe, de plus, des convertisseurs comme RedNet 3 de Focusrite permettant l’agrégation de formats variés (ADAT, AES, S/PDIF) sur un seul câble Ethernet.

Si vous possédez déjà des équipements externes (préamplis, processeurs d’effets, etc), un nombre d’entrées et sorties de niveau ligne devra être présent pour permettre leur intégration. Pour certains préamplis, des entrées/sorties ADAT peuvent être utiles.

Si vous recherchez la portabilité/compacité, les interfaces USB ou Thunderbolt sont généralement celles qui réunissent le plus souvent ces caractéristiques.

Latence audio : Kezako ?

Latence audio titre pure perception audioOn entend/lit souvent des propos de personnes se plaignant d’une latence trop élevée due à une interface audio trop juste car de la marque X ou à des drivers mal faits de la marque Y ou encore parce qu’on utilise un certain type d’ordinateur et pas un autre et qu’il faut tout changer et…STOP !

Plusieurs points demandent à être éclairés à ce sujet et nous allons vous présenter les facteurs qui influent sur la latence de vos projets.

C’est quoi la latence audio ?

Techniquement, c’est le laps de temps entre le moment où un son est produit par un instrument et le moment où ce son sort des enceintes après avoir transité et été traité par le système d’enregistrement.

Le circuit est donc le suivant : instrument -> interface audio -> ordinateur -> interface audio -> enceintes.

Exemple : je joue un « La » sur ma guitare branchée directement dans mon interface audio ; combien de temps faut-il avant que j’entende ce « La » sortir de mes enceintes ?

Pour qu’un enregistrement se déroule correctement, il faut que le son joué par le(s) musicien(s) leur soit retransmis en « temps réel ». S’il y a une latence trop importante, on entend la note jouée en décalé, comme un écho ; ce qui est TRÈS déstabilisant et ne permet pas d’enregistrer une bonne performance. Cette situation peut également être observée lors de l’envoi de signaux MIDI (à partir d’un clavier par exemple) pour actionner une fonction d’un instrument virtuel. Il est donc très important, au moins pour l’enregistrement ou la composition de pouvoir travailler avec une latence suffisamment faible pour que l’on n’entende pas cet écho.

Le son que produit un instrument doit en effet traverser un certain nombre d’étapes avant de pouvoir revenir à nos oreilles : nous le ressentons comme instantané mais en réalité, il y a toujours une légère latence (même si elle peut être imperceptible à nos oreilles).

Blog Pure Perception audio schéma latence audio
Extrait de l’article « The truth about Digital Audio Latency » publié par Presonus (cliquez pour y accéder)

COMMENT AGIR SUR LA LATENCE AUDIO ?

Voici la liste des éléments qui influent sur la latence :

  • L’interface et (surtout) ses pilotes (drivers)
  • La configuration de votre interface audio
  • La technologie de connexion
  • L’optimisation du système d’exploitation
  • la qualité de votre station de la travail
  • Les plugins que vous utilisez
  • Votre DAW

L’Interface audio et pilotes (drivers)

Il s’agit, évidemment, un point fondamental. Certains fabricants d’interfaces audio sont meilleurs que d’autres. RME, par exemple, est réputé à juste titre pour la stabilité et les excellentes performances de ses pilotes. A l’inverse, Presonus a produit des interfaces moins efficaces sur ce point (voir par exemple ce test d’AudioFanzine).

Un pilote est un programme informatique destiné à permettre au système d’exploitation d’interagir avec un périphérique, dans le cas présent votre carte son. Par conséquence, la qualité des pilotes à une grande influence sur les performances de traitement sonore et notamment la latence, ainsi que sur la stabilité de la station de travail.

La configuration de votre interface audio

Deux paramètres sont absolument cruciaux : la fréquence d’échantillonnage (Sample rate) et la taille de la mémoire tampon (Buffer size).

Buffer size : il s’agit d’un espace de stockage temporaire dans lequel sont enregistrées les informations qui vont être traitées par votre processeur. Ce dernier ne traite pas l’information en continu mais par blocs successifs. Le processeur envoie ainsi à intervalles réguliers une petite quantité d’information qui doit alors être traitée par votre interface audio. Puisqu’il s’agit d’un processus en temps réel, le processeur ne peut pas « empiler » les blocs mais les envoyer régulièrement sous peine d’interrompre le flux de données reçues par votre carte son et produire des artefacts (glitch, craquements).

Conséquence n°1 : plus ces blocs sont petits plus le processeur doit être rapide et votre ordinateur bien optimisé afin que le flux ne soit pas interrompu (craquements). Il n’est pas nécessaire d’atteindre de records de basse latence, il suffit qu’elle soit imperceptible à votre oreille pour pouvoir enregistrer dans de bonnes conditions.

Conséquence n°2 : si ces blocs sont de taille importante, le processeur a plus de temps entre chaque bloc pour les traiter, mais cela induit une latence supérieure car il faut plus de calculs pour traiter cette quantité d’information.

Sample rate : (fréquence d’échantillonnage), c’est le nombre de « photographies » du signal sonore que votre ordinateur va effectuer chaque seconde pour restituer le son. Par exemple, le standard CD est de 44,1 Khz (soit 44 100 « images sonores » par seconde). C’est ainsi que l’on retranscrit dans le monde digital l’équivalent du  flux audio analogique.

Conséquence n°1 : plus ce paramètre sera élevé, plus la qualité et la taille des fichiers de votre session sera grande (voir article sur la fréquence d’échantillonnage).

Conséquence n°2 : si vous augmentez le nombre « d’images sonores » chaque seconde, votre mémoire tampon sera remplie plus vite, ce qui pourra donc diminuer la latence. Les fichiers à traiter sont néanmoins plus volumineux ce qui peut générer des artefacts si votre ordinateur n’a pas les ressources nécessaires pour les traiter.

Il faut donc trouver l’équilibre qui permet à votre système d’avoir une latence audio suffisamment basse pour enregistrer sans craquements et autres artefacts, tout en conservant la qualité audio désirée.

Cet équilibre peut être différent en fonction des projets et des phases de production (composition, enregistrement, édition, mixage ou mastering).

Pour une explication plus détaillée, je vous recommande de visionner cette excellente vidéo de Richard Ames (en anglais).

La technologie de connexion

Les interfaces de connexion sont nombreuses et ont toutes des avantages et des inconvénients qui leurs sont propres. En voici une liste.

  • USB 2.0/3.0
  • FireWire
  • Thunderbolt
  • PCI-Express
  • Ethernet

Il est bien question ici d’interface audio, pas de connectique audio ; c’est pourquoi ne sont pas mentionnés d’autres standards tels que l’AES, l’ADAT ou le MADI. Nous en traiterons dans un futur article.

Chacune des technologies existantes a des spécifications différentes en termes de latence qu’il convient de connaître avant de s’engager dans l’une ou l’autre. J’aborderai ce point plus en détail dans un article intitulé « Quel standard de connexion choisir pour votre interface audio ? » qui sera bientôt en ligne.

LA QUALITÉ DE VOTRE Station de travail audionumérique

N’ayons pas peur d’enfoncer des portes ouvertes : plus votre ordinateur sera puissant, plus ses capacités de traitement et sa rapidité seront élevées. Et il n’est pas question ici que de votre processeur : un ordinateur doit avoir une configuration équilibrée et harmonisée pour fonctionner au meilleur de ses capacités. Ainsi, le meilleur des processeurs sera bridé dans ses performances s’il n’est couplé qu’à un disque dur mécanique, par exemple.

L’intégralité des composants de la machine doit être prise en compte :

  • Processeur
  • Carte mère
  • RAM
  • Supports de stockage (SSDs et disques durs)
  • Alimentation
  • Système d’Exploitation

Par exemple, il n’est pas judicieux d’utiliser des disques durs pour ce type de station de travail, il faut privilégier des SSDs. Il n’est pas nécessairement indispensable de chercher la plus grande quantité de RAM possible (ndlr : mon ordinateur de production musicale ne dispose « que » de 8 Go et je n’ai aucun problème de ce côté).

Ces diverses caractéristiques demandent à être adaptées en fonction de l’utilisation que vous avez de votre station de travail : utilisation de nombreux instruments virtuels ou non, nombre de pistes moyen utilisé dans vos projets, etc.

Les ordinateurs de grands constructeurs (Dell, HP, Acer, etc) sont rarement suffisants pour une bonne qualité d’enregistrement, à l’exception éventuellement des personnes qui souhaitent débuter en MAO.

Pour les producteurs passionnés ou professionnels, il est préférable de se tourner vers des spécialistes d’informatique audio (Pure Perception par exemple 🙂 )

L’optimisation du système d’exploitation

C’est un point crucial : le système d’exploitation (ou OS) est au cœur du fonctionnement de toute l’architecture de production digitale. Peu importe celui que vous utilisez, de son optimisation dépend le bon fonctionnement de tous les éléments qui viennent s’y greffer (pilotes, DAW, plugins, etc).

Vous trouverez plus d’indications à ce sujet dans un article à paraître. Voici néanmoins quelques premières indications.

  • Utiliser un antivirus correctement paramétré
  • Supprimer tous les programmes inutiles chargés au démarrage
  • Configurer les systèmes avancés
  • Supprimer les bloatwares (ou pourriciels)

Les plugins utilisés

Certains plugins peuvent induire une latence supplémentaire si votre ordinateur n’est pas assez performant/optimisé. C’est un phénomène que l’on observe parfois avec des simulateurs d’amplificateur de guitare ou basse (BIAS Amp, Waves GTR, etc) ou des plugins utilisant de lourdes bibliothèques de samples (certains instruments Kontakt, par exemple).

A noter qu’il est possible que même sur un ordinateur bien optimisé et avec la ressource nécessaire à leur exécution, certains plugins peuvent rester instables ou créer des artefacts. Il faut alors, généralement, se résoudre à ne plus utiliser ce plugin. Ce cas est rarissime et je n’ai, personnellement, jamais eu à en venir à de telles extrémités. C’est une situation dans laquelle on peut se retrouver parfois avec de vieux plugins qui ne sont plus mis à jour.

DAWS

Nous utilisons tous des DAWs différents pour des raisons différentes. En fonction de vos besoins et des performances de votre station de travail, il peut-être intéressant d’utiliser tel ou tel DAW qui saura mieux s’y adapter.

Par exemple, sur un ordinateur portable, je recommande souvent Reaper pour sa légèreté. Il permet de libérer beaucoup de puissance pour les traitements dans vos projets.

Sur un ordinateur fixe, les choix sont plus larges et à adapter en fonction de vos habitudes de travail. Dernièrement, j’alterne entre Cubase Pro 8.5 et Reaper selon les projets et les envies.

EN CONCLUSION

Tous les éléments listés influent sur la latence, et évidemment, une configuration bien équilibrée aide grandement. Le plus important : avoir une bonne station de travail audionumérique, car tout le reste en dépend. En second lieu, les pilotes/cartes sons et les DAWs.

Obtenir une latence adéquate nécessite donc de prêter attention à l’ensemble de de son installation, et de calibrer celle-ci en fonction des projets qu’on a mener et du niveau de qualité souhaité.

N’hésitez pas à nous contacter si vous avez besoin d’aide pour configurer votre installation ou de conseils pour l’optimiser.

#latenceaudio #interfaceaudio #stationdetravailaudionumérique #silentcomputer

SOURCES

Vidéo de Richard Ames

Article de Presonus

Pourquoi j’ai abandonné Pro Tools ?

Pure Perception Blog - Why I quit Pro Tools - DAW - stations de travail audionumérique - abandon

Comme bon nombre de personnes j’ai fait mes armes et appris les bases de l’enregistrement et de la production musicale sur Pro Tools. Dans ce temps jadis où ProTools LE 7.4 était édité par DigiDesign, avec la Digi 003 de mon pote Bruno et ma MBox 2, j’ai appris de manière quasi-autodidacte les fonctions de base de Pro Tools tout en suivant les évolutions vers ProTools 8, 9, 10 puis 11.

D’un point de vue purement financier, chaque transition était un budget conséquent, surtout pour un étudiant, mais afin de conserver mes habitudes de travail je ne m’étais pas particulièrement préoccupé de chercher une alternative. De plus, dans mon esprit, une mise à jour était synonyme de meilleure stabilité. Fou que j’étais !

D’un point de vue technique, à part une légère excursion sur Cubase, je n’avais pas franchement de point de comparaison. J’avais vaguement entendu parler de Sonar, de Fruity Loops et de Nuendo mais rien de concret.

Enfin, d’un point de vue pratique, la notion de « workflow » n’avait pas vraiment de sens puisque j’évoluais toujours dans le même environnement sans me demander si cet environnement me convenait.

Le confort et de bonnes habitudes de travail sont deux notions importantes dans l’utilisation de son séquenceur : il faut pouvoir évoluer assez librement pour ne pas être entravé dans son processus créatif. Néanmoins, il me semble intéressant, voire essentiel, de se poser la question de savoir si l’on utilise le(s) bon(s) outil(s) (pour soi).

Est arrivé un moment où je me suis rendu compte que je n’utilisais finalement ProTools qu’à défaut de connaître autre chose et qu’en plus de payer chaque mise à jour ainsi qu’un bundle de logiciels duquel je n’utilisais que le Channel Strip, je ne m’étais jamais vraiment posé la question de savoir si Pro Tools me convenait réellement.

Dans l’absolu, il ne me fallait que quelques points cruciaux : un séquenceur (duh !), un égaliseur et un compresseur ainsi que mes quelques instruments virtuels. Qu’à cela ne tienne : j’allais tester d’autres options !

J’ai d’abord tenté de tout transposer sous FL Studio (que j’utilise pour mes projets électro) mais il ne me semble pas nécessairement adapté à un usage autre que la production de musique électronique (je travaille principalement sur des projets metal/rock/pop). S’en sont suivi des essais divers avec Reason, Tracktion, Harrison Mixbus et d’autres.

Au final, j’ai testé Reaper de Cockos. Il m’est apparu comme le meilleur compromis : une interface sobre et personnalisable ; juste ce qu’il faut d’effets intégrés ; une compatibilité cross plateforme ; une grande stabilité et une grande légèreté. S’ajoute à cela une politique tarifaire plus que réglo.

Tout ça pour quoi ? Pour dire que Pro Tools c’est cher et c’est mal ? Non. Clairement pas. C’est comme prêcher que Windows est supérieur à Mac OS X ou l’inverse. Ou dire qu’une Ferrari est mieux qu’une Porsche. Au final, votre séquenceur est un instrument au même titre que votre guitare ou votre piano : vous devez vous sentir bien avec dans toutes ses dimensions pour l’exploiter facilement et vous focaliser sur votre créativité ; il doit également être adapté à l’utilisation que vous souhaitez en faire (ie. orientation électro pour FL Studio, plus généraliste pour Reaper).

J’ai trouvé mon équilibre avec Reaper (et FL Studio pour l’électro) ; je vous invite donc chaudement à tester d’autres DAWs pour envisager vos habitudes sous un angle différent et découvrir potentiellement de nouvelles façons de travailler !

Cyril Lauper, le 07/16/2016

Comment Entretenir son Ordinateur ?

 

Il convient d’envisager l’entretien de votre ordinateur sous deux angles : le hardware et le software. Vous trouverez ci-dessous nos recommandations pour conserver durablement votre ordinateur dans le meilleur état possible.

Hardware

L’ennemi numéro 1 est la poussière. Elle contribue, par son accumulation, à diminuer la capacité de l’ordinateur à évacuer la chaleur ; ce qui entraîne une augmentation de la vitesse de rotation des ventilateurs ; donc plus de bruit et plus de poussière qui s’accumule ; donc une nouvelle diminution de la capacité à évacuer la chaleur, etc.

Il y aura toujours un peu de poussière dans un ordinateur. Nos ordinateurs sont conçus pour limiter ce phénomène au maximum ; notamment par la présence de filtre sur les aérations mais il n’existe pas de réelle panacée pour contrer ce phénomène.

Tâchez de conserver un environnement de travail aussi propre que possible. Si vous êtes régulier dans votre nettoyage, un simple passage d’un chiffon doux devrait suffire.

Soyez prudent si vous utilisez un aspirateur directement dans l’ordinateur : les connectiques peuvent facilement s’accrocher dans le tuyau d’aspiration et vous pourriez abîmer certains connecteurs.

Software

« L’encrassement » logiciel est, comme le dépôt poussiéreux, inéluctable du moment que vous utilisez votre ordinateur (avec ou sans Internet). Les fichiers temporaires stagnant, les installations et désinstallations de programmes qui génèrent des « déchets », les mises à jour qui peuvent laisser derrière elles des fichiers après leur exécutions, etc.

Pour contrevenir à ces problèmes, nous vous recommandons d’utiliser les programmes gratuits suivants, dans l’ordre où ils sont indiqués.

ATTENTION : l’utilisation de ces programmes n’est en rien une panacée et ne peut éliminer tous les problèmes rencontrés avec votre ordinateur. Il s’agit avant tout de mesures préventives ; certains problèmes sévères peuvent nécessiter l’emploi de moyens plus lourds et/ou complexes.

1 Adwcleaner

Ce programme débarrassera votre ordinateur de nombreux logiciels publicitaires indésirables et des traces qu’ils peuvent laisser sur votre ordinateur, même si vous les supprimez à la main. Après le redémarrage de l’ordinateur, vous pouvez passer au logiciel suivant.

2 – CCleaner

Ce logiciel évacue beaucoup de fichiers temporaires stockés, notamment, par les navigateurs Internet. N’hésitez pas à le faire s’exécuter plusieurs fois d’affilée.

Dans la section « Registre », vous pourrez faire un grand ménage dans toutes les traces éventuelles laissées par des programmes lors de leur (dés)installation. Là encore, n’hésitez pas à répéter l’opération plusieurs fois d’affilée.

3 – Malwarebyte’s Antimalware

Ce programme n’est pas forcément indispensable. Vous pouvez vous contenter de ne l’utiliser qu’une fois de temps en temps après avoir passé les deux autres. Déjà parce que l’analyse demande du temps et ensuite parce que, généralement, les éléments ciblés par ce programme ne sont pas forcément aussi fréquemment rencontrés que ceux ciblés par les précédents.

La fréquence d’utilisation de ces programmes dépend de la manière dont vous vous servez de votre ordinateur. Globalement, plus vous utilisez Internet, plus il sera intéressant de passer au moins les deux premiers programmes fréquemment.

Le mieux reste d’ajuster la fréquence de passage en fonction des résultats que vous observez =)